L’arbre a toujours parlé à l’âme des poètes et à l’esprit des humains.

Solidement enraciné, il déploie ses branches vers la lumière, aspirant à monter toujours plus haut. Il défie la force de la pesanteur et, poussant sa sève jusqu’au sommet, il se laisse attirer par la lumière et se fraye une voie au milieu des autres arbres jusqu’à elle. Du soleil il en aura besoin pour la photosynthèse.

Surgissant du sol, il plonge ses racines en profondeur, vers les nappes d’eau. L’eau s’y est imprégnée des minéraux de la roche, qui vont apporter à l’arbre sa force, sa structure ; cette nourriture de la terre, il va la conduire jusqu’aux feuilles, qui, elles, se chargent d’absorber les énergies du soleil, celles-ci mélangées avec le suc de la terre serviront à élaborer les cellules végétales.

Son tronc est le point de jonction, en équilibre entre le haut et le bas. L’arbre va grandir en élaborant la matière fine du soleil, la matière liquide de l’eau et la matière dense de la roche.

Il représente le Service : Par ses racines il protège le sol de l’érosion, par ses feuilles il absorbe le CO2 pour en maintenir l’important équilibre dans l’atmosphère, puis il rejette de l’oxygène dont nous avons besoin pour respirer, pour notre combustion interne. Par son ombre il maintient le sol humide, ce dont ont besoin les micro-organismes et la faune du sol. Participant aux cycles du carbone, de l’oxygène et de l’eau, il régule le climat.

Dans l’oasis du désert, l’arbre permet la vie, sans lui impossible ; à la fois par l’ombrage qu’il donne et par ses fruits en toute saison. Il donne le repos dans la fraîcheur. « Je me repose à l’ombre du Tout-puissant… » a dit le Psalmiste.

Par sa présence en tous lieux, il témoigne de la réalité des trois plans qui le traversent et qui sont représentatifs des processus de la Vie : corps – âme – esprit, ou matière – eau – gaz, les opposés sont reliés par un médiateur.

Il enseigne le processus des vies successives. Son fruit mûr tombe au sol en automne. Pendant l’hiver le fruit pourrit en libérant sa graine alors protégée par les feuilles qui la recouvrent. Au printemps la chaleur va la faire germer et un nouvel arbre va naître. En été de nouveaux fruits vont se former pour, à un moment bien précis de maturité, tomber et recommencer le cycle.

L’arbre est aussi un exemple de fonctionnement judicieux de sociétés décentralisées. Chaque feuille contribue à l’approvisionnement de l’énergie du soleil, chaque feuille est une usine chimique auto approvisionnée et ne dépend pas d’un pays lointain pour son fonctionnement. L’exemple donné ici est la consommation locale des produits élaborés localement, l’arbre est économe et libre. Les décisions nécessaires à l’élaboration, qui peut être fluctuante selon les variations extérieures, sont prises en chacune des parties, qui obéissent à une intelligence intérieure. Centraliser le marché de la consommation dans des centres, n’est donc pas une bonne idée.

Tout se meut en un équilibre sans cesse ajusté, jamais définitif. En automne les feuilles tombent et vont protéger le sol du froid. Ensuite, au début du printemps, elles deviennent translucides pour laisser passer le soleil jusqu’aux graines, puis elles pourriront pour alimenter les germes qui pointent. Chaque élément est au service de plus petit que soi, mais aussi du plus grand que soi. Chaque fonction est à la fois autonome et interdépendante.

La photosynthèse

C’est une alchimie de la Nature à la fois simple et complexe. Dans la myriade de cellules des plantes, il y a les chloroplastes (mini centrales), dans lesquelles existent des minuscules bactéries qui captent l’énergie solaire et synthétisent les sucres et l’amidon. Cela se fait lors d’innombrables et subtiles réactions chimiques. Les combinaisons chimiques qui se dissocient et se recombinent, avec l’apport de substances minérales, se transforment finalement et donnent les différentes cellules vivantes.

Magnifique exemple de symbiose dans les échanges où chaque élément différent est un complément de l’autre, il y a échange interactif et enrichissement mutuel. Grâce à la Loi de Rétroaction et de Réciprocité, il y a un contrôle permanent autorégulant. Ce fonctionnement porte la signature d’un Créateur et démontre l’existence d’une intelligence supérieure.

 

 

A propos de l’auteur

Janine Favre est une retraitée de 85 ans qui écrit sur l’importance de connaître les lois de la nature pour sortir du chaos et changer de cap. Elle est l’auteur d’une brochure intitulée « Oser le saut hors du bocal ».

Après une formation d’infirmière, le chemin de vie a amené cette native du vallon de St-Imier à vivre d’abord en France et au Danemark, puis à passer 7 ans au Tchad et en Centrafrique en tant que missionnaire. C’est là qu’elle a pris conscience de l’inadéquation sa mission avec la réalité africaine. Elle a alors commencé à questionner ses acquits religieux et médicaux. De retour au pays et mère au foyer, elle a poursuivi son questionnement et est devenue croyante libre, hors de tout clocher religieux, avec un fondement écologique de respect envers la Création. Pour elle, l’invisible a son reflet dans l’ordonnance de la nature : « nous pouvons découvrir les lois de l’univers et un code de conduite en observant la nature vivante ».

Portrait Janine Favre

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