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Quand l’initiative un mois sans supermarché s’est présentée à moi, c’était une évidence, un peu comme LE dernier pas pour continuer l’avancée vers ce mode de consommation, différent, plus conscient, plus authentique, plus local. Avec trois amies, nous nous sommes lancées tête baissée et nous continuerons à nous éloigner des supermarchés après février.

Cela fait maintenant un an que j’ai revu mon mode de consommation, que je me questionne beaucoup et que je ressens un certain malaise dans les grandes surfaces, que je me sens mal face aux herbes aromatiques, car oui c’est pratique d’avoir quelques feuilles de basilic ou de menthe, mais je n’ai pas envie du plastique qui va avec, que mon coeur se sert trop souvent devant un frigo rempli de barquettes de saumon frais alors qu’on est mardi que devant les trente-six sortes de yaourt, je n’en prends souvent aucun, que je cherche désespérément des légumes en provenance de Suisse dans les étalages des grandes surfaces et que voir « la saison des fraises est ouverte » le 1er mars me donne la nausée.

Bref, l’initiative un mois sans supermarché ne pouvait pas mieux tomber. Après un minimum d’organisation, c’est vers le marché de Pully et celui Lausanne, la bio-boutique à Morges, les boulangeries, Terre vaudoise, ainsi que le marché Hess et son super libre service au Mont sur Lausanne que j’ai fait l’ensemble de mes courses du mois de février.

Ma constatation est la suivante: durant ce mois, nous avons mangé une multitude de légumes de saison, avec des saveurs parfois oubliées. La qualité des produits est indéniablement la plus belle des constatations, ces légumes pouvant tenir sept jours sans perdre leur saveur. Beaucoup de sourire et d’échanges aussi, partagés au marché ou avec les producteurs.

Concernant mon porte-monnaie,  nous sommes un couple et nous mangeons l’essentiel de nos repas à la maison. Nous dépensons entre 700 fr. et 800 fr. pour la nourriture par mois. Durant le mois de février, nous avons dépensé environ 650 fr., sachant que les produits ménagers n’étaient pas compris. Au final, cela ne nous a pas coûté plus cher – contrairement aux idées reçues. 

Au marché, on n’achète généralement rien en surplus, contrairement aux grandes surfaces où, en se promenant dans les rayons, la tentation d’acheter ce dont on n’a pas vraiment besoin est réelle. La viande chez le boucher est certes plus chère, mais la qualité et le goût sont incomparables.

Ma poubelle me dit merci, elle se remplit beaucoup moins vite, tous les déchets végétaux vont au compost, les emballages en papier sont favorisés chez le boulanger et chez Terre vaudoise. C’est donc une économie de déchets.

Je ne peux que vous recommander cette expérience.

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À propos de l’auteur

Née en 1985, Brigitte vit et travaille comme photographe indépendante à Lausanne. Diplômée de l’École d’Arts Appliqués de Vevey, elle exerce principalement sur mandat, dans les domaines du portrait et de l’architecture d’intérieur. En 2016, elle confonde « l’atelier 207 », un espace de travail commun dédié à l’image qui se situe à Penthalaz. 

Site web : www.brigittebesson.com

Atelier 207 : www.atelier207.ch

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